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mardi 10 octobre 2017

Critique Ciné || " Ça "

Les gars, je l'ai fais. J'ai vu "Ça" sur grand écran, en IMAX, et j'ai survécu.
(ne ménagez pas vos applaudissements s'il vous plaît)




Ok, j'ai genre mille wagons et demi de retard et mes pensées sont probablement bien moins structurées qu'à la sortie de la séance mais je ne pouvais décemment pas ne PAS faire de critique sur ce film après vous avoir tanné à base de "gnagnagna films d'horreur gnagna toute ma vie gnagna phobie des clowns gnagna traumatisme d'enfance gnagna Ça" , bref vous avez compris, je suis peut-être une connasse avérée, mais une connasse qui se respecte. 

Avant tout, je tiens à dire que je vais probablement éviter les comparaisons entre la version de 2017 et celle du téléfilm de 1990 parce que tout le monde l'a fait, et tout le monde s'en fout. C'est comme comparer Star Wars à Harry Potter : aucun intérêt, puisqu'il s'agit de deux films totalement différents. Le premier étant créé pour la télévision, l'autre pour le grand format. Deux adaptations bien distinctes donc, bien qu'on y retrouve la même base, puisque tirées d'un livre du géant Stephen King. 
En gros c'est comparer Plus Belle La Vie aux Bronzés Font du Ski. 

Bref. 

Je dois avouer un truc... Je m'étais très (très) légèrement exorcisée de ma phobie du clown en découvrant par accident (merci Violette, si tu passes par là - et t'as plutôt intérêt à me lire connasse) que l'acteur sous le costume de Pennywise était, bah... comment dire: baisable à souhaits! 



Mais vraiment très légèrement baisable hein, trois fois rien... 

Du coup, à partir de là j'avoue que les bandes-annonces qui me faisaient jusqu'alors hurler, sursauter et envoyer mon téléphone valser contre un mur en espérant que tout s'efface sous le choc de l'impact... sont devenues vachement moins flippantes parce que je gardais en tête ce visage à la fois chérubin et complètement pervers de cet acteur au nom suédois imprononçable.

Quand tu parles pas la langue de ton crush mais que tu veux vraiment le pomper.


Pour la faire courte: j'ai adoré le film.
Le "pourquoi j'ai adoré le film" se résume aussi très facilement: la bande de gosses. 

J'ai toujours eu une passion infinie pour les films qui traitent de l'enfance, d'amitié et qui nous plongent dans une nostalgie absolue en rêvant d'avoir 12 ans et de partir à l'aventure avec notre super bande de potes. Je parle bieeeeeeen évidemment des Goonies et de Stand By Me qui font indubitablement partie de mes classiques, ceux qui font sourire et pleurer à la fois. A partir de là, autant dire que j'étais déjà séduite. D'ailleurs, on a dit qu'on en parlait pas mais des 2 parties du téléfilm de 1990, la première, celle qui se passe dans les années 50 lorsque les héros étaient enfants, était de loin ma favorite. 

Le casting est impeccable. Vraiment. Aucun n'est en reste, chaque personnage est parfaitement interprété. Que ce soit le club des losers où la petite bande abjecte de Bowers, je les trouve vraiment tous absolument géniaux, avec un gros coup de coeur pour Sophia Lillis (Beverly) et Jack Dylan Grazer (Eddie) dont je suis tombée amoureuse. J'avais déjà un amour profond pour Finn Wolfhard (Richie) depuis Stranger Things - il n'avait plus rien à prouver à mes yeux. 

A partir de là, "Ça" bénéficie de toute mon attention, car son casting a lui seul fait oublier les quelques couacs du scénario et autre scène maladroitement risible (on oubliera jamais celle où on découvre pourquoi le clown s'appelle Pennywise "the dancing clown" et ses effets spéciaux un peu borderline...) - mais en dehors de ça, j'ai profondément adoré le film. J'ai eu peur, même très peur. Les très (trop?) nombreux "jumpscare" m'ont même arraché quelques cris par moments. J'ai aussi et surtout apprécié que les enfants ne soient pas épargnés... Ok, ça fait un peu psychopathe en y repensant mais n'appelez pas tout de suite les flics, je m'explique: 

"Ça" terrorise les enfants et se nourrie de leurs plus grandes peurs. Il est donc normal de s'attendre à ce qu'il les torture, les malmène et finisse inévitablement par les bouffer. Mais au delà de l'horrible, HORRIBLE scène d'ouverture où Georgie trouve la mort (celui qui crie au spoiler n'a probablement pas lu le livre ou vu la bande-annonce j'imagine!?) , je trouve aussi important de montrer le quotidien hyper glauque de Beverly avec son père abusif où on comprend que l'histoire fonctionne lorsqu'on ressent la gêne oppressante de la jeune fille pendant certaines scènes, ou bien celui de Henry Bowers. Alors certes, j'ai toujours eu un penchant pour les "méchants" dans chaque histoire, parce qu'ils ont souvent un background, une histoire, un évènement qui fait qu'aujourd'hui ils aiment crever les yeux des chats et poignarder leurs pères... Mais on finit par avoir presque pitié du gros méchant qu'on a adoré détester au tout début du film, et ça c'est plutôt cool. Parce que ça nous rappelle aussi que le vrai méchant de l'histoire, c'est ce putain de clown. 

Je ne dis pas qu'il s'agit du film de l'année, qu'il mérite la sur-com' à laquelle on a eu droit avant sa sortie et sa place de #1 au box office, mais en tout cas en tant que spectatrice - amatrice de films d'horreur, j'ai franchement kiffé et j'ai hâte de le revoir. 

Et promis, c'est même pas à cause de Bill Skarshfgsggagafhdsard. 








jeudi 27 juillet 2017

We all float down here...



Il a vachement changé Ronald McDonald.


J'ai deux grosses phobies dans la vie: les insectes (de toutes sortes)... et les clowns.
Je pense ne pas trop m'avancer en disant que ce sont des phobies plutôt (très) communes et que concernant la seconde, elle est majoritairement due au film "Ça" ou au bouquin du même nom signé Stephen King dont il est tiré. 

C'est un fait, les phobiques de clowns sont comme une secte où on s'assoit tous au sol en basculant d'avant en arrière, répétant le nom de Pennywise en boucle dans l'espoir qu'on nous exorcise. 

Réfléchissez bien, et repensez à la dernière fois où vous avez honteusement avoué être tétanisé à la vue d'un clown. Au moins une personne vous a lancé un regard entendu, un regard sombre mais solidaire qui voulait dire "moi aussi j'ai vu ce foutu film quand j'étais môme et depuis je me pisse dessus à la vue du moindre chapiteau". 

Tous unis même dans l'angoisse du nez rouge - angoisse qui n'est pas soulagée par le connard de la famille (un frère, un oncle, un cousin) qui adore se fourrer un emballage de babybel sur le pif pour faire rire l'assemblée.
Hahaha, qu'est-ce qu'on se marre!


"Ça" - c'est l'histoire d'un groupe de gosses évoluant dans la ville de DERRY et dont l'existence parfaitement ordinaire se voit chamboulée par plusieurs disparitions inquiétantes d'enfants dans leur ville pourtant si paisible. Jusqu'ici rien de plus choquant qu'un énième thriller si ce n'est pour les étranges phénomènes qui finissent par se produire au sein du groupe. Chacun des adolescents se mettent peu à peu à vivre leurs "pires cauchemars" sous formes d'apparitions étranges qui ont pour seul point commun un personnage grimé en clown nommé Pennywise mais rapidement surnommé "Ça" par le petit groupe.
Le film original est en deux parties, comme le bouquin (que je n'ai jamais réussi à lire en entier car je suis une véritable froussarde) - la première partie montre le groupe à l'adolescence, lors de leur première rencontre malencontreuse avec Pennywise, l'année où Georges (Georgie), petit-frère d'un des héros, se fait sectionné le bras et entrainé dans les égouts par la créature. De loin ma préférée des deux, cette première partie installe bien nos personnages et nous glace le sang à chaque apparition du clown. Elle nous montre également comment ils parviennent à le traquer et [spoiler alert!] à l'éliminer.
La deuxième partie avance conséquemment dans le temps et nous montre nos personnages à la vie d'adulte. Tous ont quitté Derry à l'exception d'un seul, Mike, qui assiste malheureusement à la disparition d'une petite fille d'une façon qui lui rappelle étrangement les méthodes de Pennywise. Il re-contacte alors son ancienne bande de copains et leur rappelle leur promesse de l'époque (= en gros, si "Ça" revient, ils doivent tous revenir pour l'anéantir de nouveau). Tous répondent présent (à l'exception de Stan, l'ancien boyscout qui n'avait jamais voulu croire à Pennywise jusqu'à ce que celui-ci l'enlève à son tour) et les revoilà parti à la chasse au nez rouge...


Quand un putain de clown vient niquer ton samedi-barbecue


Quand j'ai appris qu'un remake de "Ça" était en route, j'ai eu ce mélange de panique et d'excitation. Même si l'original, aujourd'hui plutôt cheap mais efficace, m'a vraiment, VRAIMENT traumatisée au point que j'ai eu énormément de mal à dormir sans une source de lumière pendant très longtemps, j'ai quand même tenu à le revoir des années plus tard et si aujourd'hui il me terrorise toujours autant, je dois avouer que je prends presque un plaisir (malsain?) à le revoir et à flipper comme une connasse. 

L'idée d'un remake m'a vite emballée. Peut-être parce que je voulais voir cette histoire avec les "moyens" du cinéma de nos jours, avec un clown encore plus terrifiant, ou peut-être y voyais-je là une façon d'exorciser cette peur panique? Quoiqu’il en soit, dès les premières images, j'ai su que j'allais courir le voir au mois de Septembre.... avec un bon paquet de couches de rechange.
Le clown fait 1000x plus flipper que l'original, c'est un fait, même si Tim Curry avait ce sourire malaisant au possible, cette voix génialissimement glauque et ce regard absolument terrifiant (je pense notamment à sa rencontre avec Georgie quand il tente de gagner sa confiance et que son visage passe du sourire à un air si froid qu'on ne peut que deviner l'issue fatale du pauvre gosse).
Chaque teaser a été une source d'angoisse pour moi jusqu'à aujourd'hui, date de sortie de la bande-annonce finale et complète. Et que dire!? J’ai hâte et vraiment pas hâte à la fois. Le film a l'air très fidèle à l'oeuvre originale, le casting bien choisi ( Finn Wolhard de Stranger Things ♥) et même si je m'apprête à abandonner toute idée de nuit paisible à compter du jour de sa sortie, et bah j'ai franchement hâte de flipper ma race devant "Ça". 

xxC♥